Assurer un véhicule haut de gamme

Avant de céder à la pulsion d’achat d’un véhicule haut de gamme, voyons ensemble les principaux critères d’appréciation qui seront pris en compte par votre futur assureur pour accepter ou refuser le risque que vous lui proposez de garantir.

L’âge du (des) conducteurs

La grande majorité des assureurs sont très réticents à accorder leur garantie à un jeune conducteur qui souhaiterait assurer un véhicule haut de gamme surtout si ce dernier appartient à la catégorie des véhicules dits à caractère sportif. Seule exception, les permis récents qui auraient obtenu leur parchemin après apprentissage à la conduite accompagnée. Mais hormis cette exception, pour assurer ce type de voiture mieux vaut avoir dépassé la trentaine. Idem pour les autres conducteurs autorisés à utiliser votre voiture.

Les garanties

Avant d’acheter la voiture de vos rêves, renseignez-vous sur le prix de son assurance. Un coût qui sera d’autant plus élevé que vous exigerez de votre assureur un maximum de garanties (vol, incendie, bris de glace, dommages au véhicule ou tous risques). Une cotisation qui peut atteindre un montant dissuasif dès lors que le véhicule en question a une forte sinistralité associé à un coût des réparations très élevé. Bref, avant de signer le bon de commande, renseignez-vous sur le montant de votre future prime qui pourra varier dans d’importantes proportions en fonction du modèle à assurer.

La zone de circulation

Le risque vol des véhicules haut de gamme étant de loin le plus important l’assureur peut refuser de vous garantir si vous habitez ou si vous circulez dans une zone à risque. Dans cette hypothèse, il vous accordera sa garantie sous réserve que votre voiture soit stationnée la nuit dans un garage fermé à clef. En contrepartie de cette exigence sécuritaire, vous serez fondé à lui réclamer soit une diminution de votre cotisation « Vol », soit une réduction – de moitié par exemple – de la franchise prévue à votre contrat en cas de sinistre mettant en jeu cette garantie.

L’ancienneté d’assurance

Autre critère d’appréciation : l’ancienneté d’assurance. Elle permet grâce au relevé d’informations d’avoir une idée aussi précise que possible de la sinistralité du futur assuré au cours des cinq dernières années. A cet égard, un malus voire l’absence de bonus peuvent être à l’origine d’un refus d’assurance pour ce type de voiture. Certaines sociétés d’assurance par téléphone vont même beaucoup plus loin en exigeant du candidat à l’assurance un bonus d’au moins 30%.

L’usage du véhicule

Il faut savoir que votre cotisation calculée pour un usage déplacement privé/trajet travail par exemple peut augmenter dans d’importantes proportions dès lors que vous utilisez votre voiture dans le cadre de votre profession. En fait; tout dépendra de la fréquence de vos déplacements. A cet égard, un V.R.P. verra sa cotisation augmenter plus vite qu’un ingénieur qui se rend de manière épisodique sur des chantiers. Voyez dans quelle mesure votre employeur est prêt à prendre en charge la « sur prime » afférente à un véhicule haut de gamme (de 15 à 33%) assuré pour un usage professionnel.