Conducteur de véhicules professionnels : quelle formation suivre ?

Comment devenir chauffeur de taxi ?

Conduire un véhicule à titre professionnel requiert des permis et formations spécifiques. Cela concerne autant les conducteurs de poids lourds, d’engins industriels ou les chauffeurs de taxi. Zoom sur ces trois types de formation.

Devenir chauffeur de taxi

Encadrée par une réglementation stricte, la profession de chauffeur de taxi nécessite obligatoirement l’obtention d’un Certificat de Capacité Professionnelle (CPP). La préparation à ce certificat dure entre 200 et 400 heures (compter 3 à 6 mois de formation) et peut être dispensée soit en collectif, soit à titre individuel.

L’épreuve se compose de deux parties :

  • Une épreuve d’admissibilité commune à l’ensemble du territoire. Sont évaluées la réglementation relative à la profession, le code de la route, les règles de sécurité ou encore la maîtrise de la langue française.
  • Une épreuve d’admission. Elle vise à tester les connaissances du candidat quant à la réglementation locale, aux itinéraires dans sa zone géographique, à la connaissance du lieu, etc.

Outre cet examen, la formation taxi requiert également un certain nombre de conditions à remplir au préalable :

  • Etre titulaire du permis B depuis au moins 3 ans
  • Ne pas avoir commis d’infraction grave (retrait de permis, conduite en état d’ivresse…)
  • Etre déclaré apte après visite médicale
  • Etre titulaire du PSC1 (diplôme de secourisme)
  • Avoir un casier judiciaire vierge

Bon à savoir
Les chauffeurs Uber doivent également obtenir un certificat, l’autorisation de transport (VTC), à la suite d’un examen ou par équivalence.

La formation pour être conducteur routier

L’avantage du métier de routier est la pluralité de formations qui permettent d’y accéder, y compris sans bagage scolaire.

La première étape est d’obtenir le permis poids lourds (C, C1, CE ou C1E) dans une école de conduite. Puis, il est nécessaire de suivre la formation FIMO (Formation Initiale Obligatoire) qui dure 140 heures sur une période de 4 semaines. Cette formation permet de conduire des véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes. Tous les 5 ans, le chauffeur routier doit effectuer un stage FCO afin de maintenir son niveau de connaissances sur le transport routier et de les actualiser.

En fonction de la nature des marchandises transportées, le conducteur routier peut être amené à suivre des formations complémentaires (produits pétroliers, denrées périssables, matières explosives, etc.)

Enfin, il est aussi possible de devenir routier grâce à un CAP Conducteur Routier Marchandises, qui comprend l’obtention de plusieurs permis, ou un BAC Pro Conducteur Transport Routier Marchandises.

La conduite de machines

Sur un chantier ou en milieu industriel, certains postes nécessitent une aptitude dans la conduite d’engins spécifiques.

L’usage de la plupart de ces machines est encadré par la formation CACES (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité). Ce certificat est un équivalent de permis de conduire pour les différents engins de chantier tels que les chariots de manutention, les grues ou encore les plateformes élévatrices. Selon l’engin conduit, il ne s’agira pas du même type de CACES (6 grandes familles existent) ; leur validité varie entre 5 et 10 ans.

Avant de passer l’examen pour ce certificat, des conditions doivent là aussi être respectées :

  • Maîtriser la lecture et la compréhension du français
  • Avoir plus de 18 ans, sauf apprentis

L’examen se compose de deux parties, l’une théorique, l’autre pratique : il faut obtenir au minimum 7/10 pour valider la formation.